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Des opportunités significatives au CNAM en termes de développement durable, de RSE et de qualité globale

Responsibility CCBYSA by Helen K via Flickr

Responsibility CCBYSA by Helen K via Flickr

L’engagement des entreprises, et plus largement des organisations (privées et publiques), à l’égard du développement durable s’est formalisé à la fin des années 1990 avec le concept de responsabilité sociale des entreprises ou des organisations. La responsabilité sociale ne constitue pas une approche tout à fait nouvelle : on y déjà faisait référence au début du XXème siècle, notamment pour qualifier les bonnes pratiques patronales vis-à-vis des employés.

Mais ce concept, d’origine managériale, a connu une évolution au fil du temps. A l’aube des années 2000, il a été approprié par des acteurs sociaux qui l’ont redéfini par rapport aux nouvelles exigences du Développement Durable[1]. Puis, au tournant de la décennie suivante, devant les excellents résultats des organisations à la pointe de la RSE, le management s’empare de nouveau de ce concept dans le cadre de la qualité globale[2].

Longtemps cantonnée aux initiatives volontaires allant au-delà de la loi et au dialogue avec les parties prenantes, la RSE/RSO désigne aujourd’hui l’ensemble des obligations et des attentes sociales ainsi que les comportements et initiatives correspondants des entreprises, de même que les mécanismes, méthodes et outils susceptibles de les structurer et d’en rendre compte.

Le besoin de fournir aux entreprises des moyens d’assumer leur RSE a donné lieu à des grilles d’analyse et des boîtes à outils allant des normes au rapport de développement durale en passant par l’éco-conception et encore plus récemment par l’entrepreneuriat social  et l’innovation responsable.

De plus en plus d’entreprises produisent chaque année leur rapport annuel de responsabilité sociale. Les entreprises font aussi l’objet de classements généraux par des indices s’adressant aux investisseurs responsables ou soucieux de minimiser les risques environnementaux et sociaux de leurs investissements. Les investissements responsables ainsi que les certifications apparaissent comme des mécanismes pérennisant une structuration sociale des marchés qui doivent intégrer l’ensemble des variables économiques, sociales et environnementales, d’où la notion de qualité globale.

C’est à l’ensemble de ces questions nouvelles et cruciales pour les entreprises que s’adressent le Master 2 Développement Durable et Qualité Globale (ainsi que sa variante internationale en anglais) dont j’ai la responsabilité nationale au CNAM et ses déclinaisons en Certificats de compétences ouverts, les uns et les autres, à la VAE .

De telles formations s’avèrent indispensables afin d’élaborer, mettre en œuvre et évaluer une démarche de Responsabilité Sociétale dans une Organisation (RSO), notamment selon les référentiels ISO 26000, 14001 & 50001 ainsi que pour anticiper et répondre aux exigences réglementaires dans ce domaine. Il s’agit aussi de pouvoir s’adapter à un système de management quel que soit la taille, le secteur d’activité et la culture de l’organisation en question,  tout en étant conscient des enjeux stratégiques actuels liés à la responsabilité sociétale ou plus largement au développement durable.

Il importe alors d’être en mesure de maîtriser les outils de pilotage et d’évaluation d’une démarche de RSE afin d’accompagner sa mise en œuvre et d’en apprécier les résultats pour l’organisation et son écosystème, tout en étant capables de comprendre et de formaliser les enjeux de RSE d’un projet ou d’une décision aux niveaux sociétal, économique et environnemental.

Des professeurs du CNAM, les meilleurs experts au niveau international et des professionnels (des secteurs publics et privés) interagissent dans ces formations qui figurent parmi les meilleures dans le domaine (le Master Développement Durable est classé 12ème dans sa catégorie au SMBG 2015) et qui traitent de sujets actuels proposant nombre de débouchés nouveaux : lutte contre les changements climatiques et la COP 21 ou encore gestion des smart cities.

[1] Faucheux S, Nicolaï I. (2003), From Sustainable Development to Corporate Social Responsibility: An Application to European Aluminium Sector », International Journal of Sustainable Development, 6 (2), pp155-69.

[2] M.E Porter and MR Kramer, 2006, Strategic and Society: the link between Competitive Advantage and CSR, Harvard Business Review, December.

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