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Comment concilier richesse, prospérité et développement durable ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les agrégats économiques les plus usuels tels que le PIB ou le PNB sont depuis plusieurs décennies années décriés par nombre d’économistes comme étant beaucoup trop réductionnistes pour représenter la véritable richesse et encore moins le niveau de développement durable d’un pays.

Ces discussions, très vives dans les années 1990, connaissent un regain d’intérêt depuis la crise financière de 2008 qui a été suivie par une période de récession mondiale dont l’Europe et surtout notre pays ont peine à sortir avec un chômage et une dette publique élevés, une crise des finances publiques et plus globalement de notre modèle économique. Du point de vue social, les inégalités se sont accentuées partout dans le monde et en ce qui concerne la préservation du capital naturel, force est de constater que beaucoup reste à faire.

Les Cahiers Français (n° 400) se penchent sur ce sujet difficile en proposant pour cette rentrée un numéro spécial intitulé « Richesse et prospérité : quels concepts et quels moyens ? ». De nombreux auteurs y croisent leurs analyses et propositions sur des thèmes comme les politiques publiques, fiscales et d’investissement ; le problème de la rente dans certains secteurs au détriment de la compétitivité et des salaires ; l’endettement de l’État ; les inégalités de revenu et de patrimoines ; la fiscalité des ménages ; la relation entre bien être et croissance ; le rôle de la philanthropie ; les effets de la mondialisation

J’ai moi-même contribué à ce numéro spécial, en collaboration avec Martin O’Connor (professeur à l’université Paris Saclay), avec un article dont le titre est « concilier prospérité, richesse et soutenabilité : Où en est la France ? ».  Nous expliquons que le développement durable implique d’allier la création d’emplois et de revenus avec une vision patrimoniale de richesses liant générations présentes et futures.  Nous abordons la question de l’équité d’accès intergénérationnelle aux ressource naturelles et aux bénéfices issus de leur exploitation ou de leur sauvegarde. Nous y démontrons également que le bilan des cinquante dernières années, notamment en France, concernant la préservation du patrimoine naturel est certes mitigée, mais avec un certain nombre de signes positifs.

Je vous invite à partager l’ensemble des réflexions, particulièrement d’actualité, dans ce numéro spécial des Cahiers Français.

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